Réaction du Patronat National de la Presse du Bénin (PNPB)

vendredi 16 décembre 2011 par Arimi Choubadé

PATRONAT NATIONAL DE LA PRESSE DU BENIN (PNPB)
Communiqué de presse
Une actualité secoue actuellement le monde des médias depuis les décisions de la HAAC de décembre dernier. A l’issue des audiences publiques plusieurs organes de presse et des professionnels des médias ont été sanctionnés. Des sanctions particulièrement lourdes qui ont mis en émoi l’opinion publique nationale et internationale. Le Patronat National de Presse du Bénin (PNPB) a été frappé de plein fouet par certaines de ces décisions puisque son président, Aboubakar TAKOU s’est vu radié de la profession et déclaré à jamais incapable de gérer un organe de presse en République du Bénin ; son journal Le Béninois Libéré a été également définitivement suspendu.
Le bureau exécutif du PNPB constate que le nouveau statut du président du PNPB découlant de ces condamnations l’empêche de continuer à poursuivre son mandat à la tête de l’organisation de promoteurs d’organes de presse ; une organisation qui est ainsi décapitée et sérieusement déstabilisée. La disparition du journal Le Béninois Libéré constitue un coup dur pour l’ensemble de la communauté des éditeurs de presse du Bénin mais également pour l’exercice de la liberté d’expression. Cela consacre la réduction de l’espace médiatique et prive par la même occasion tous les acteurs sociaux d’un canal d’expression ayant longtemps servi à l’animation de la vie sociale du Bénin depuis sa création il y a plusieurs années. Cette décision interpelle également tout le patronat béninois puisque c’est une entreprise qui vient d’être rayée définitivement sans que toutes les conséquences de droit n’aient été explorées notamment par rapport aux engagements contractuels de Le Béninois Libéré aussi bien avec ses partenaires extérieurs qu’avec ses travailleurs tous lésés par ces décisions de la HAAC.
Le bureau du PNPB exprime ses vives préoccupations face aux conséquences de ces décisions sur l’image du Bénin en matière d’exercice de la liberté d’expression. Nous profitons donc de cette occasion pour lancer un appel à tous les éditeurs, les promoteurs d’organes de presse, les chefs d’entreprises, à tous les démocrates et tous les acteurs sociaux de se montrer vigilants en vue de la préservation des acquis en matière de liberté d’expression et d’entreprise au Bénin. Le respect des libertés fondamentales sont non négociables. C’est pour cela que nous demandons à tous nos militants de rester sereins et mobilisés pour les actions conséquentes à venir face à la situation.

Cotonou le 14 décembre 2011

Le Président par intérim

Arimi CHOUBADE

Par Arimi Choubadé
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