Ces Écureuils-là en crise ?

lundi 9 septembre 2013 par Arimi Choubadé

Oui ! La Fédération béninoise de football est en déliquescence ! Oui ! Le pays n’a pas de championnat national du sport roi depuis des lustres ! Les stades peinent à se remplir lors des sortir des équipes nationales ! Les entraîneurs locaux des équipes nationales végètent dans l’indigence ! Oui enfin ! Le foot national est en crise ! Affirmer que l’environnement autour du sport roi laisse à désirer revient à défoncer une porte déjà grandement ouverte. L’impossibilité de doter la fédération d’un bureau exécutif malgré l’expiration du mandat du bureau sortant est illustratif d’un spleen récurrent.

En rapprochant ce constat du parcours des Écureuils lors des éliminatoires du mondial 2014 zone Afrique, le décalage est renversant. Deux nuls, deux victoires et deux défaites. Deuxième de leur groupe devant les Aigles du Mali, troisième équipe des deux derniers Coupe d’Afrique des nation (Gabon-Guinée Équatoriale 2012 et Afrique du sud 2013). Pas moins de 4 points en confrontation directe avec ce Mali-là (victoire 1-0 à Cotonou et un nul 1-1 à Bamako). Même chose face au Rwanda (1-1 à Kigali et 2-0 à Porto-Novo). Comment dire de cette équipe des Écureuils qu’elle est en crise ? Juste parce qu’ils ont perdu en aller-retour contre l’Algérie. Comme si le Bénin 113ème au classement FIFA-Coca-Cola pouvait se payer l’Algérie 34ème.

Il est légitime d’espérer le triomphe de son équipe nationale sur tous ses adversaires à chacune de ses sorties. Sauf que la logique du foot n’est jamais comparable aux lubies de supporteurs parfois, voire très souvent, irrationnels. Lorsqu’on se plaint des prestations de Mouri, Sessegnon, Anicet et compagnie, au motif qu’ils coûteraient trop cher au budget national, il convient de se référer au budget consacré à leurs adversaires par leurs pays respectifs. Tout le monde a pu constater l’impressionnante présence des Algériens lors de leur passage au Bénin notamment en ce qui concerne leur service de presse, les officiels et même les entreprises prives algérienne qui ont pris d’assaut les panneaux publicitaires de la pelouse du stade de Porto-Novo pendant que les nôtres étaient inexistantes. Par quelle logique les Béninois exigeraient de leur équipe des succès que n’ont pas des pays plus dépensiers en la matière et disposant de joueurs dans des championnats plus prestigieux ?

Garder la tête froide pendant que fédération, supporteurs et budget national sombrent dans un naufrage collectif relève d’un exploit exceptionnel dont seuls les Écureuils en sont capables, dans un Bénin dans le spleen. Ce parcours remarquable permet à notre équipe nationale d’éviter de périlleux et couteux barrages préliminaires lors des éliminatoires de la CAN 2015. Une substantielle économie pour le trésor national grâce aux coups de têtes rageurs de Poté et de Barazé en couronnement à tout ce que les jeunes ont montré à toute la planète foot depuis près d’un an.

Il y a vraiment "patriotes" et patriotes !!!

Par Arimi Choubadé
Permalien:http://arimi.ilemi.net/1235-ces-ecureuils-la-en-crise.html

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