Où est passé l’« autre » arrêté de la ministre Atanasso ???

vendredi 21 octobre 2016 par Arimi Choubadé

Une décision sans appel, à propos des universités laxistes en perspective de la rentrée 2016-2017. Pas question de laisser des diplômes se délivrer dans des centres universitaires peu scrupuleux des normes en la matière. En cela, la ministre de l’enseignement supérieur s’est voulu intraitable. Sonne enfin le glas pour la pagaille qui s’observe depuis plusieurs années dans ce domaine sous réserve de vérification des méprises présumées lors du ciblage. En effet, plusieurs promoteurs des centres invalidés ne baissent pas la garde arguant ne pas se reconnaitre dans les insuffisances à eux attribuées. Ce qui est sûr, pour pouvoir officier en toute quiétude sur le territoire national, il faudrait offrir des garanties satisfaisantes aux yeux des équipes de Atanasso. La rupture est passée par là aussi.

Mais, il manque visiblement un arrêté de la même ministre qu’attendent avec impatience de nombreux citoyens impliqués d’une manière ou d’une autre dans cette affaire. La première décision applaudie dans certains milieux ne prend en compte que les promoteurs jugés indélicats. Nulle trace, par contre, de la grande masse d’étudiants en situation dans ces établissements épinglés ou de leurs parents ayant déjà engloutis beaucoup de revenus dans les cursus de leurs progénitures. Pourtant ils sont des milliers à se retrouver piégés à des niveaux intermédiaires dans l’attente d’achèvement de leurs cursus respectifs en fonction des options choisies. Il s’agit d’expliquer à l’étudiant en 2ème année d’un cycle comptant 4 ou 5 ans comment s’inscrire dans une autre université privée ou publique afin de poursuivre ses études après la fermeture de son établissement initial.

Difficile d’imaginer qu’au moment de prendre sa décision, la ministre aidée de son staff n’ait pas pu avoir ne serait-ce qu’une petite pensée pour les pensionnaires des établissements défaillants. Peut-être travaille-t-elle toujours sur un « autre » arrêté à venir censé réglementer les transferts éventuels de tous ces étudiants plongés dans l’expectative par la précédente décision ministérielle. Promoteurs et enseignants réduits à l’inactivité dans la foulée pourraient peut-être se trouver des occupations occasionnelles au cours de l’année sabbatique en attendant de se mettre en règle afin de poursuivre l’aventure. Une sortie d’impasse des étudiants en question équivaudrait immanquablement à un ouf de soulagement pour leurs parents. Une opportunité pour la ministre de se laver de l’image de la femme intransigeante déjà dans le collimateur de certains députés furieux du maintien de la nouvelle carte universitaire.

Au-delà des considérations d’ordre réglementaire, la ministre devrait observer une posture de bon père de famille vis-à-vis de tous les protagonistes y compris des promoteurs accusés de violer les normes. Leurs centres demeurent avant tout des investissements dans un secteur qui manque cruellement d’infrastructures. Les sanctions n’excluent pas que les installations concernées puissent bénéficier de clauses d’exploitation aussi bien par l’Etat que pas d’autres privés sous le contrôle de Atanasso. Le secteur du coton connait très bien les bienfaits des réquisitions d’usine au nom de l’intérêt général. On aurait pu réquisitionner des centres universitaires privés pour ne pas laisser en rade les nombreux étudiants dont la formation académique risque de prendre un sérieux coup suite à la décision ministérielle.

Vivement l’arrêté correctif !!!

Par Arimi Choubadé
Permalien:http://arimi.ilemi.net/1572-ou-est-passe-l-autre-arrete-de-la.html

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