Victimes aveugles ou manipulées ?

mercredi 23 juillet 2008 par Arimi Choubadé

Cotonou sous les flots d’un océan en furie. Un conte d’horreur dont les émergents se font les relais avec force détail. Les côtes qu’avalent des vagues ravageuses emportant tout sur son passage ? La faute aux députés grogneurs, proies idéales aux promoteurs de marche groggy du fait de l’implacabilité de la crise économique et surtout de l’impuissance de leur idole, le docteur-président. Marcher pour le général au front dépourvu de munition devenant de plus en plus indécent, il fallait détourner les marcheurs aux trousses des adversaires.

La feinte a l’avantage de permettre à la troupe des supplétifs de l’Etat-Fcbe de s’offrir quelques séances d’exercice. Plus d’un mois que les manifestants braillards sont au repos. Depuis la violente campagne d’obstruction tous azimuts de l’installation des conseils municipaux jugés hostiles, les occasions d’exhibition se font rares. Or, une chronique précédente avait déjà soupçonné cette armée de contestataires Fcbe de se préparer pour des échéances autrement plus importantes comme le rendez-vous de la présidentielle 2011. Un véritable programme. Le contexte de l’ajournement des débats parlementaires pour cause de non installation de certains conseils municipaux ne pouvait mieux survenir.

D’importants investissements immobiliers reposent sous l’eau. Au grand désarroi des victimes dont la colère légitime ne saurait servir de levain à la manipulation et à la démagogie. Le péril est là. De même que le blocage institutionnel. Un projet est en souffrance au parlement parce que la majorité des élus du peuple l’a décidé ainsi. Et des victimes supposées ou réelles entreprennent de mettre la pression sur le palais des gouverneurs. Une démarche dont la pertinence m’échappe personnellement. Les causes du blocage sont connues de tous les Béninois : un gouvernement choisit délibérément de dénier aux populations de 24 communes le droit de disposer de conseils communaux régulièrement élus. Aucune pression ne produirait d’effet si elle n’arrive pas à sauter ce verrou.

Il parait infiniment plus simple et efficace d’opter pour le langage direct avec le chef de l’Etat, unique interlocuteur que de se perdre dans une confrontation absurde avec 83 élus aux origines disparates et multiples. A moins que la manœuvre ne soit destinée à rouvrir une nouvelle parenthèse dans les esbroufes de rues très prisées par les émergents. Ce qui noie les légitimes revendications des victimes dans une marre de populisme inconséquent. Pendant ce temps, l’océan avance, imperturbable.

Les motivations de l’instrumentalisation de l’érosion côtière crèvent les yeux. Une offensive soutenue de courtisans multiplie les attaques pernicieuses et les appels à l’anéantissement pur et simple des animateurs de la majorité parlementaire. Pendant que l’un évoque une défalcation sur salaire à l’encontre des députés, un autre préconise une mise sous tutelle de l’Assemblée nationale derechef par la Cour constitutionnelle. Aux côtés de coupures de presse incendiaires et des reportages alarmistes sur la prétendue tsunami à la béninoise. Il ne manquait plus que les agitations de manifestants pour noircir davantage le tableau afin de justifier un éminent coup de force. Un moment que la possibilité de prendre des mesures d’exception provoque des démangeaisons du côté du palais de la Marina. Quoi de plus normal que de faire prendre une ordonnance présidentielle au docteur-président ?

Cause juste mais cible tronquée !

Par Arimi Choubadé
Permalien:http://arimi.ilemi.net/304-victimes-aveugles-ou-manipulees.html

Messages

  • Cher compatriote,
    j’espère que vous êtes fier de la précieuse contribution que vous apportez à l’édification d’un Bénin prospère.
    J’espère également que vous êtes convaincu que par vos actes vous êtes assuré de léguer à votre descendance une réputation qu’elle portera la tête haute.
    J’espère enfin que quand viendra pour vous le jour de quitter cette terre, vous serez fier de votre passage sur terre et partirez la conscience tranquille.

    Si vous en êtes bien convaincus, alors bravo et bonne continuation. Je dirai simplement que vous c’est ce que vous avez choisi de faire de votre vie. Après tout DIEU TOUT PUISSANT a lui-même dit que les hommes sont libres de choisir le bien ou le mal. Seulement, il rappelle que chacun répondra de ses actes, d’abord sur terre et ensuite au jour du jugement dernier (si vous y croyez).
    Dans tous les cas, du courage.

    Que DIEU nous garde.

  • Cher compatriote,
    j’espère que vous êtes fier de la précieuse contribution que vous apportez à l’édification d’un Bénin prospère.
    J’espère également que vous êtes convaincu que par vos actes vous êtes assuré de léguer à votre descendance une réputation qu’elle portera la tête haute.
    J’espère enfin que quand viendra pour vous le jour de quitter cette terre, vous serez fier de votre passage sur terre et partirez la conscience tranquille.

    Si vous en êtes bien convaincus, alors bravo et bonne continuation. Je dirai simplement que vous c’est ce que vous avez choisi de faire de votre vie. Après tout DIEU TOUT PUISSANT a lui-même dit que les hommes sont libres de choisir le bien ou le mal. Seulement, il rappelle que chacun répondra de ses actes, d’abord sur terre et ensuite au jour du jugement dernier (si vous y croyez).
    Dans tous les cas, du courage.

    Que DIEU nous garde.

    • Nous y voilà, en pleine bondieuserie !
      Certains pensent qu’ils ont le monopole de la proximité avec Dieu, et s’érigent en objecteurs nationaux de conscience. Rien de plus louable !
      Seulement, ces "saints" sont tellement subjugués par les avantages du pouvoir que leur vertu en est dévoyée.
      Qu’ils nous fiche donc la paix ! de toute façon, Dieu saura reconnaitre les siens au moment opportun.
      So, wait and see !