Les guignols dansent…

mercredi 22 septembre 2010 par Arimi Choubadé

Un putsch interne aurait emporté le président d’un des machins les plus abjects autour de la propagande émergente. Grâce à un flash de lucidité, ses camarades du Rnpj se seraient rendu compte de l’indiscipline, de l’arrogance, de l’impertinence et de l’effronterie de leur chef. Il a fallu à quelques-uns parmi eux de subir les affres du personnage pour que le péril leur apparaisse sous sa vraie identité. Les dérives du guignol, ministres et conseillers du chef de l’Etat en connaissent un brin après avoir été réquisitionnés pour aller écouter religieusement en aout 2010 au palais des congrès de Cotonou des radotages mensongers à propos d’imaginaire acquisitions immobilières de Me Houngbédji en France. Les putschistes applaudissaient à tout rompre lorsque c’était le candidat unique de l’Union fait la nation qui était tourné en dérision devant les caméras de télévision. Applaudissements nourris et hystérie collective également lorsque les déposants floués par les faux placeurs d’argent étaient renvoyés à leurs propres turpitudes et à leur « goût immodéré » pour le gain facile. Tout cela au nom de la propagande pro-Yayi.

C’est trop d’honneur fait au déchu que de s’éterniser sur son cas. Son parcours sur la scène publique n’a été qu’opportunisme, délation, mensonge, invective, insulte à l’autorité et négation des valeurs sociales admises depuis la nuit des temps. La juste sanction reste certainement à venir, beaucoup plus édifiante que des révolutions internes entre coquins. Les Béninois ne sauraient oublier que ce jeune benêt s’était proposé de servir de palanquin au projet de révision de la Constitution en 2006 ; exactement sur le même format que celui de Tandja Mamadou au Niger. Pas question à l’époque d’évoquer l’éventualité d’une intrusion d’un certain Yayi Boni au palais de la Marina. Le même Yayi Boni dont il est subitement devenu un des griots illuminés après avoir fait les poches à plusieurs autres adversaires du régime. À ce demander comment naissent les convictions chez ce monsieur et ce qui détermine sa motivation chancelante et vacillante au gré des largesses de ceux pour il prête ses services.

De la légitimité de ces machins inclassables dits mouvements politiques ; de véritables instruments de déstabilisation politique et sociale par excellence. Aux putschistes de nous exhiber le socle légal de leur existence : un parti politique au terme de la Charte des partis, une association loi 1901 ou un club de propagande illégalement institué par le régime Yayi ? Le ministre de l’Intérieur intérimaire, présent au sein de l’assistance lors de la conférence publique du Rnpj et garant de l’ordre public serait bien inspiré de nous éclairer sur le régime juridique du machin. Si c’est sous la loi 1901, il est sensé être apolitique et à but non lucratif donc disqualifié pour s’en prendre à un candidat à la présidentielle de 2011. Si c’est un parti politique, les Béninois seraient bien curieux de connaitre ses références d’immatriculation au ministère de l’Intérieur. Au cas où ce ne serait ni l’un ni l’autre, les ministres et conseillers de la présidence présents aux activités du machin se retrouvent dans la posture de complice d’une association de malfaiteurs, troubleurs de l’ordre public et de la paix sociale. Exactement comme dans le cadre des structures de faux placements d’argent avec lesquelles, le sommet de l’Etat a longtemps traficoté avant de plaider ne pas être informé de leurs activités mafieuses et criminelles. Deux sommations interpellatives ont permis de démontrer que le fameux dossier des appartements en France objets de la manifestation du Rnjp au palais des congrès de Cotonou est un tissu de mensonge, de manipulation, de faux et usage de faux. La quasi-totalité du gouvernement Yayi associée à cette hérétique représentation.

La suite de la querelle entre guignols se passe de commentaires…

Par Arimi Choubadé
Permalien:http://arimi.ilemi.net/806-les-guignols-dansent.html