A qui la faute ???

vendredi 25 février 2011 par Arimi Choubadé

Retraite très agitée pour les anciens présidents de la République. Obligés d’aller au chevet de ce bébé démocratique pourtant vieux de 21 ans révolus. Dire qu’on retrouve parmi les protagonistes de la crise de régime celui qui avait péremptoirement proclamé que : « nous avons vaincu la fatalité » face à des centaines de délégués en délire à la conférence nationale des forces vives de février 1990. Presque tous les Béninois avaient cru en effet, que le pays, par son génie, s’était paré pour ne plus revivre des situations d’impasse institutionnelle. Une loi fondamentale, des institutions, une armée républicaine, une presse dynamique et plurielle, des élections régulières…Tout cela c’était avant l’installation au pouvoir du docteur-président sensé tout changer. Toujours un peu plus, toujours pour la première fois ; jusqu’à ce qu’on se retrouve à quelques jours des élections présidentielles et législatives sans liste électorale, sans carte d’électeur, avec un parlement aux abois, une Cour constitutionnelle réduite à trois membres sur 7, une Haac aux trousses des panneaux d’affichages. De la dérégulation institutionnelle au-delà de l’imagination. Bien que la République ait prévu des sages pour veiller à tout cela. Eh oui ! Des sages !

C’est bien leur échec, ces sages, ce spleen autour du processus électoral. Des gardiens du temple, eux aussi, en posture de protagonistes est la pire des choses qui pourrait arriver au modèle démocratique africain. Pendant que tout s’enlisait et que les repères se délitaient un à un, la Cour constitutionnelle aurait dû être l’ultime recours pour tout le monde aussi bien pour les amis que pour les adversaires du régime. Or on a bien vu que l’entremetteur improvisé du très spirituel cadre du Chant d’Oiseau de Cotonou est loin d’être l’arbitre constitutionnellement désigné. Le président Emile Derlin Zinsou, centenaire presque accompli avait besoin de mieux que le stress de devoir concilier des acteurs politiques ligués les uns contre les autres. On se croirait revenu à l’époque de l’arbre à palabre où tout se règle au pied du patriarche. Alors que la République aurait tout prévu, dans les moindres détails, à travers la constitution dont deux des éminents architectes siègent justement au sein de la structure de régulation des institutions, la Cour constitutionnelle.

Pauvre du Bénin à l’heure du décomptage des issues de sauvetage de la barque commune ! La société civile ? Occupée à la purge entre pro et anti-Yayi en prévision de la compétition pour des strapontins au sein de la Commission électorale nationale autonome et ses démembrements. Les têtes couronnées ? Engagées pour la plupart dans des meetings de soutien à la réélection du chef de l’Etat. Les chefs religieux ? À l’exception du clergé catholique, tous captivés par la mangeoire à 100 millions l’an, gracieusement offerte par la Marina. Curieusement, la relative incorruptibilité des représentants de l’Eglise de Rome ne fait pas d’eux des recours acceptables aux yeux de tous. Leur refus de plonger dans la gadoue ambiante est clairement perçu par le docteur-président comme un intolérable affront. Ce qui explique le peu d’empressement de ses émissaires à consentir à faire avancer les ronds de négociation convoqués sous l’égide de l’archevêque de Cotonou. Il a fallu le coup de poing sur la table des anciens chefs de l’Etat pour entrevoir une lueur d’espoir.

Les entailles sont si profondes qu’il faudrait beaucoup d’énergie pour recoller les morceaux. L’histoire retiendrait, cependant, les identités des gardiens officiant au moment où le temple a été éventré. Au point où des sages ont eu besoin de plus sages qu’eux pour que la maison puisse retrouver une certaine sérénité.

Et après ces plus sages que les sages ???

Par Arimi Choubadé
Permalien:http://arimi.ilemi.net/898-a-qui-la-faute.html

Messages

  • Vivement que Yayi Boni s’en aille avec son écurie d’opportunistes pour que la démocratie béninoise retrouve ses lettres de noblesse d’antan !

    • Je me demande si Le petit MAKICK GOGOMINA ou comment s’appelle t’il d’ailleurs peut aller vivre chez lui dans son village au nord du Bénin ? Non c’est parce qu’il sait que le civilisation est au sud. Qu’il ferme sa bouche même s’ il doit manger

      Je ne suis pas étonner de la réaction du petit et arrogant Malick de Canal 3, non seulement c’est un arriviste et en plus il se permet de venir à la télé à l’heure du déjeuner nous raconter une leçon. Du n’importe quoi ce petit bègue kan il s’agit de parler en Français. J’ai eu pitié de lui

    • Je vous prie de ne pas en rajouter à la tension actuelle par vos prises de position. Ne donnons pas la priorité à l’escalade
      arimi choubadé

    • Thanks for siharng. Always good to find a real expert.

    • e9 sempre bom um preamio dessa crigeoata, apenas acredito que o estilo latino tem perdido sua regionalidade ficaria muito mais feliz se soubesse que mfasicos da linha gospel no estilo musical do paeds e disso o Brasil entende e tem por demais alcane7asse tal proeza, mas em termos de mfasica, como ne3o sabemos mais quem e9 Jesus e quem e9 Gene9sio Viva o Obama !!!

    • sere1 uma verse3o simples, vire1 com inFamous 2 totlnmeate dublado em PT-BR como vocea pode ver aqui.a0Acredito que assim como aconteceu recentemente com Killzone 3 pelo menos a verse3o americana