Que fait-on des coupables… assassins du modèle continental ???

vendredi 4 mars 2011 par Arimi Choubadé

Robert Dossou, président de la Cour constitutionnelle, Maturin Nago, président de l’Assemblée nationale, Yayi Boni, président de la République, Arifari Bako, président de la Cps, maitre d’œuvre de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), Joseph Gnonlonfoun, président de la Commission électorale nationale autonome (Cena)… à leur décharge exclusive l’hideuse honte jetée sur le modèle démocratique continental. Ce qui s’est passé au Bénin dans le cadre des élections présidentielles et législatives de 2011 a un nom : si ce n’est le parjure, on en est certainement pas bien loin. Depuis l’adoption de la loi fondamentale en décembre 1990, c’était connu qu’un scrutin présidentiel devrait avoir lieu avant le 06 mars 2011, un autre avant le 06 mars 2016, un autre avant le 06 mars 2021 et ainsi de suite au terme de chaque mandat de 5 ans. Des manquements à ces rendez-vous fondateurs de la démocratisation de l’Afrique ne sauraient être que l’apanage de la bêtise, de l’incapacité, de l’incompétence, d’un crime contre tous ces peuples du continent noir, attachés à l’espoir incarné par le pays de la conférence nationale des forces vives.

Maturin Nago emporte le tout dernier crime de la série, celui du lendemain de la médiation des anciens présidents de la République. Dantesque, son absence de pudeur lorsqu’il exige au préalable une demande de convocation d’une session extraordinaire de l’Assemblée alors que lui-même n’a pas cherché à apposer sa signature sur le document. Le moment de lui demander le vil dessein qui se cache derrière ce formalisme inutile et dilatoire. Ne s’agit-il pas d’un accord politique consensuel qui ne devrait logiquement pas faire l’objet d’un contentieux plus tard. En d’autres termes, Nago le patriote (à dissocier de Nago l’émergent) n’aurait choqué aucun Béninois s’il endossait, dès le dimanche 27 février, à la fin de l’audience entre les médiateurs et le chef de l’Etat, le texte consensuel sensé sortir tout le pays du cataclysme électoral. Les actes de formalisation et autre chasse aux signatures de députés peuvent intervenir plus tard. Ce faisant, le pays aurait gagné au moins 5 journées dans la recherche de solution à l’exclusion des milliers de citoyens privés de leur droit de vote, à la catastrophe lors de la distribution tardive des cartes d’électeur et surtout à la pagaille généralisée qui s’annonce pour le jour du scrutin. C’est finalement, le jeudi 04 mars 2011, au soir, que l’accord politique a pris une forme législative, après tous les écueils dressés sur son chemin par Nago et son camp.

Arifari Bako, coordonnateur national du processus de réalisation de la Lépi. Expert en bonnes paroles, un extra national ramant au dessus de tout, sans repères contradictoires, pratiquement en roue libre. Il est capable de dire que sa Lépi n’a rien à voir avec les élections de 2011 pour revenir s’occuper de distribution de cartes d’électeurs alors que la campagne électorale est terminée ; que la liste électorale serait prête le 30 décembre 2010, se reprendre pour le 15 février 2011 puis le 20 février, sans que les acteurs du processus électoral à savoir les candidats à la présidentielle ne soient admis à en tester la fiabilité. A l’atterrissage de la saga Bako, plus d’un million de Béninois sont exclus de l’expression de suffrage à toute sorte d’élection, pour une période de 10 ans. Ne parlons pas de tous ceux qui ne pourront récupérer leurs cartes d’électeur avant la date du scrutin. Là encore un poignard dans la déclaration universelle des droits de l’homme « supérieure aux normes constitutionnelles ».

Robert Dossou, l’impérial, le parrain de tout ce capharnaüm, l’infaillible juge de la démocratie béninoise. Le gardien du temple dont l’institution a été l’architecte de la transfiguration totale de la constitution et de tout l’appareil législatif en particulier. Il n’a pas été capable de conduire la barque puisque son magistral ministère a conduit tout le pays dans le gouffre. De l’incapacité ? De l’incompétence ? De la mauvaise foi ? Un dessein personnel ?

Yayi Boni, le métronome, déclencheur de tout, après son retentissant « avertissement » de ne pas faire organiser les élections au cas où la Lépi n’était pas prête. A croire que c’est sur cet instrument virtuel qu’il a prêté serment le 06 avril 2006. S’il demeurait quelque chose de logique dans cet Etat en déconfiture, on aurait aussitôt ouvert la porte à une procédure de sanction à tous ces hauts commis qui ont failli à leur mission de faire exécuter les lois de la République, et qui ont conduit le Bénin à l’étable des enfants malades du continent. Le plus grave, c’est que se sont les mêmes qui prétendent conduire le processus de réparation. D’autres drames en perspective.

Au moins leurs noms sont connus ?

Par Arimi Choubadé
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Messages

  • PAS SI IDIOTS…
    Les Fils du Danhomê dans leurs FONDEMENTS ANCESTRAUX.
    Quel Toupet a Thomas Yayi Boni de vouloir rééditer les Tourments de 1972.
    Tapis dans l’ombre, Issoufou Kogui N’Douro devrait savoir aussi que l’Aube s’est déjà pointée. Le Soleil bientôt, fera son apparition pour éclairer la Biosphère du Continent Africain.
    De nos jours, l’information circule instantanément. Comment ne pas s’étonner d’une Mauvaise Foi Ostentatoire affichée par nos INSTITUTIONS ? Ou du moins, ceux qui sont censés GARANTIR le bon fonctionnement de ces INSTITUTIONS.
    Que sont devenus pour vous, la notion d’Honorabilité, le sens du Devoir Accompli, une Parole Donnée et le Serment Prêtée ?
    S’enfermer dans un entêtement Constructif, est Louable. Mais, se livrer à des Actes répréhensibles et chaotiques n’est pas tolérable.
    Quel gouffre insoupçonné préparais-tu sous nos pieds ? Dans ton aveuglement pour la soif du Pouvoir, avais-tu réellement CONSCIENCE de la déstabilisation que ton Peuple SOUFFRIRAIT ?
    Ah ! Mon frère Thomas. La Branche du Caméléon, il y a longtemps qu’elle s’est dérobée de sa MAIN. Puisque nous survolons la Sphère de nos Ancêtres, il m’a fallu pour te COMPRENDRE, plonger dans ta SOURCE. Oui, ta Source d’ÊTRE pour CERNER la réalité Profonde de la Zone de Turbulences Hasardeuses que tu as si minutieusement préparée pour nous, tes Frères.
    Tu as pactisé avec le « DIABLE ». Tu t’es auto-envoûté par ton orgueil. Même en se servant de la Bible, rien ni personne ne pourra te ramener à la raison.
    Tu as cru te servir de la Terre Sacrée de nos Ancêtres pour assouvir ta soif du Pouvoir.
    Et la Terre Sacrée des Ancêtres t’a Joué. Car, trop prétentieux et irrévérencieux. Le sens de l’Humilité t’a fuit.
    Il est TROP TARD. C’est sans APPEL. LA CHOSE DU COUVENT, RESTE AU COUVENT.
    Tu connaissais les « Failles de notre Constitution », mais en aucun cas, tu n’avais le Droit, ni les Prérogatives de la MANIPULER tout seul et à ta guise. N’en déplaise aux spécialistes Constitutionnalistes qui n’avaient d’yeux que pour leur EGO. Combien de fois, n’avais-je pas mis en garde sur ce que nous traversons aujourd’hui ?

    Philosis